Le Rimbaud Warrior

 

Bienvenue

Moi A bord de ma galère...

Le Rimbaud Warrior est une petite embarcation perdue, à l'éthylomètre dérèglé voguant depuis plus d'une saison en enfer.

mardi 27 juin 2006

Les amis...

Je profite de ce billet pour étrenner une nouvelle catégorie, honteusement paraphrasée du maître Desproges, et qui contiendra essentiellement des coups de gueule et autres réflexions assassines sur ce monde et ce qui le compose. Car votre serviteur est une sorte de misanthrope, associal, élitiste dans le choix des personnes qu'il daigne cotoyer.
Je suis parfaitement conscient de ce que cette phrase peut avoir de prétentieux, et pourtant j'assume : Je ne ressemble à aucun autre être humain, et j'espère qu'il en va de même pour vous (un brin d'optimisme subrepticement caché dans un pluriel) lecteurs.

Mais venons-en au fait et entrons dans le vif du sujet.
J'en vois qui s'agitent, là au fond, et je pense savoir pourquoi. Vous vous demandez "Mais pourquoi diable ouvre-t-il une catégorie se voulant ouvertement cassante avec le sujet de l'amitié ? L'amitié n'est-elle pas un sentiment englobant un groupe de personne avec lesquelles on aime être, à qui l'on fait confiance ? N'est-ce pas le plus beau sentiment du monde après l'amour ? Pourquoi chercher à réflechir sur cette interaction bénéfique de personnes alors même qu'il se prétend élitiste dans leur choix ?"
Oui, certes.
Mais.
Je ne débattrai pas des positions relatives de l'amour et de l'amitié. Elles changent selon les individus, et chez chaque individu, selon les saisons, les humeurs et, surtout, les trahisons. En revanche, ce sur quoi je tiens à mettre un coup de projecteur, c'est sur cette fameuse interaction bénéfique. En effet, l'amitié, comme toute interaction, engage les 2 partis (Le sujet, et son ami), or il se trouve que souvent, le degré d'affection n'est pas réciproque. Ce qui n'est pas gênant en soi, mais qui peut amener l'un ou l'autre des protagonistes à trahir et décevoir son ami. Un excellent proverbe dit qu'on ne connait ses amis que dans l'adversité. C'est on ne peut plus vrai, tant profiter d'une relation saine est plus simple que de chercher à l'assainir en cas de problème. Il reste aussi que chaque personne garde au fond de lui une zone d'ombre, qu'on ne perce que rarement à jour, qui bien sur remonte parfois un peu à la surface et se laisse entrevoir, mais qu'on ignore la plupart du temps.

Ce billet m'a été inspiré par plusieurs expériences. Il y a celui que j'ai hébergé, que j'ai nourri, avec qui j'ai partagé des galères et des joies, que j'ai aimé comme un frère et qui, suite à un passage à vide dans ma vie coïncidant avec son concubinage, part simplement sans laisser d'adresse ni de numéro de téléphone. Ou celle qui, suite à une rupture en bonne entente, ne voulait en fait rester mon "amie" que par pur interêt vénal. Ces gens que j'ai cotoyé pendant des années, que je pensais connaître et qui m'ont déçu et blessé, ce sont des amis. Toujours. Car leur souvenir reste très vif, et leur trahison comme une marque au fer rouge.

Mais au fond, n'est-ce-pas ça la caractéristique de l'amitié ? Accorder sa confiance aveuglément à une autre personne qu'on ne connaitra jamais réellement, c'est dangereux. Et c'est ce qui la rend indispensable.

De toutes façons, un indice impensable, ça ne se rencontre que chez Agatha Cristie.

mardi 13 juin 2006

Un billet sans vidéo, c'est comme un saut en parachute sans intelligence...

...Ou peut-être que je me mélange les pinceaux.

Voilà donc la situation inconfortable dans laquelle je me trouve actuellement : Je n'ai plus de vidéo à vous mettre sous la dent, il va donc falloir que je propose du contenu par mes écrits uniquement. Dur.

C'est qu'il est loin le temps du cache-misère multimédia ! Et il va falloir que je m'y habitue, que je trouve des sujets interessants (Et là, attention, piège ! Car ce qui est interessant pour moi ne l'est pas forcément pour vous !) et que j'y injecte assez de matière pour modeler de beaux petits billets garantis 100% naturels, travaillés à la sueur de mes neurones et à l'impulsion électrique de mes extensions metacarpiennes. Et vice et versa.

Donc, disais-je avant de me couper moi-même la parole, il faut trouver un sujet. Bien.
- Essayons "Je" : C'est un peu narcissique, et puis je n'ai rien d'interessant à raconter sur moi, je le sais bien, je me connais et d'ailleurs je me ressemble comme deux gouttes d'eau.

- Au tour de "Tu" : Non, ça ne colle pas vraiment non plus, tout simplement parce que pendant que tout le monde pensera que je lui parle en particulier, tous les autres seront jaloux.

- "Il" : Oui, c'est pas mal ça...Mais de quel "Il" parler ? En plus, je suis sur que... Si je réfère à un canari par ce "Il", on me reprochera de faire de l'humour facile (Notez l'alexandrin).

- "Nous", "Vous", "Ils" : Le problème des pluriels, outre le fait qu'ils peuvent devenir une véritable gageure à accorder, c'est que très souvent ils représentent des sujets multiples sans tous les nommer individuellement, et qu'on est alors bien en peine de dire si on connait toutes ces personnes cachées (les pleutres !) derrière l'anonymat du nombre. C'est à se demander pourquoi la langue française appelle encore ces pronoms pluriels des pronoms personnels alors que la langue de boeuf est une merveille dés lors qu'on lui ajoute des légumes et de la béchamel.

Reste le sujet ouvert, qu'il faut trouver, décortiquer, analyser, tourner et retourner suivant le soleil et arroser une fois par semaine en ajoutant du terreau si besoin. Le sujet ouvert est souvent une question...
Comme par exemple : "Combien font 2+2 ?"

A laquelle je répondrai : "Non, moi je suis pour".